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L’usage pédagogique des schémas et autres visuels

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Çà y est, vous avez réalisé quelques représentations visuelles pour appuyer votre propos pendant vos cours ou formations.

Vous les trouvez lisibles et satisfaisants.

La question qui se pose maintenant est celle de leur utilisation.

En effet, une représentation visuelle relativement complexe doit être expliquée. Car si vous donnez à votre auditoire des schémas ou les renvoyez à ceux d’un manuel, sans les aider à comprendre comment les lire, il y a des risques pour que leurs vertus clarifiantes soient limitées.

Tous ceux, en effet, qui ont fait l’expérience de recevoir des compte-rendus d’une réunion à laquelle ils n’avaient pas assisté, sous la forme d’une carte mentale (ou carte heuristique ou mindmap) savent qu’il est malaisé de comprendre un visuel récapitulatif que l’on n’a pas élaboré ni vu s’élaborer, sans y être aidé.

(C’est d’ailleurs – je fais une petite digression – un des nombreux intérêts du scribing : voir le visuel s’élaborer sous les yeux des participants plutôt que de le découvrir tout fait, comme dans le cas d’une illustration.)

Voici quelques unes des utilisations possibles de vos schémas :

Comment expliquer un schéma ?

CAS n°1 : le schéma est fait à l'avance

Le schéma est déjà fait à l’avance. Vous le donnez à votre auditoire, comme résumé synthétique des notions que vous avez développées. Dans ce cas, il est conseillé d’expliquer comment le lire. Cela permettra à votre public d’associer les parties du dessin au contenu qui a été présenté. 

Prenons par exemple, le schéma qui illustre cet article. Pour présenter efficacement une représentation visuelle, je conseille de procéder « en entonnoir » : des éléments les plus généraux et qui occupent le plus de place dans le dessin aux plus petits. Commencez par dire qu’elle est la fonction du schéma, ce qu’il représente. Puis en montrant du doigt les zones dont vous êtes en train de parler, désignez chacune des grandes masses du schéma. (Montrer du doigt n’est pas anodin, car il permet aux élèves de faire le lien entre le dessin et l’explication). Puis expliquez ce qui les réunit (= le sens qu’ont les différentes flèches), avant de rentrer finalement dans les détails de chaque bloc.

CAS n°2 : le schéma est fait pendant le cours

Vous élaborez le schéma devant votre auditoire au fur et à mesure que vous expliquez les notions. C’est un cas préférable au précédent car vous favorisez ainsi chez vos élèves, l’association du discours avec l’image au fur et à mesure de la progression du raisonnement, et donc sa mémorisation.

CAS n°3 : les étudiants font leur propre schéma

Vous invitez votre auditoire à la fin de l’exposé, à faire un résumé visuel. Cela peut être fait individuellement ou collectivement avec une personne qui dessine sur les indications des autres. Puis vous montrez éventuellement le vôtre à la fin. Il est important de préciser qu’il n’existe pas une seule représentation juste, pour résumer visuellement une notion.

Cette façon de procéder vous permet de vérifier ce qui a été compris et ce qui ne l’est pas. En effet, la façon dont les élèves structurent leur représentation renseigne sur leur degré de compréhension.  La hiérarchie entre les parties, l’importance relative de chacune, la nature des liens, le choix des mots sont à observer.

Cela vous oblige néanmoins, à commenter la pertinence des choix visuels qu’ils auront fait. Cela suppose d’être un peu aguerri.e dans l’analyse des représentations visuelles.

CAS n°4 : schéma pour des écrits

Vous pouvez utiliser aussi les schémas pour des écrits de travail.  En français par exemple, pour inviter les élèves à préparer un texte long de manière schématique dans un premier temps. Là, il me semble important de repérer d’abord la forme de schéma adaptée et leur proposer des exemples.